Architecte passionné, j'ai eu la chance de pouvoir cultiver dans mon parcours plusieurs échelles d'exercice de mon métier, que je considère aujourd'hui comme indissociables et complémentaires : l'urbanisme à l'échelle du territoire, l'architecture et celle du bâtiment, ses différentes peaux extérieures et intérieures et son mobilier avec le travail en menuiserie et ébénisterie. 

 

J'ai débuté l'exercice de mon métier par une de ses échelles de réflexion les plus complète : la conception d'équipements techniques pour les villes puis, ayant de longue date cultivé un rapport intime au détail, je me suis passionné pour la question de l'habiter et des implications qu'elle peut avoir sur l'être humain et sa manière d'être au monde. 

 

La sensibilité des espaces que nous concevons dans l'échange avec mes clientes et clients est au centre de mes préoccupations depuis mes débuts et teinte aujourd'hui ma réflexion sur la (re)fabrique des espaces dans lesquels se déploie et s'enrichit la vie.

En tant qu'architecte, prescripteur et acteur privilégié de l'acte de bâtir, il est de mon devoir de travailler à limiter l'impact de mon métier et de sa pratique sur la planète et ses ressources. 

Pour cela, je fais sciemment entrer mon travail dans des dynamiques résiliantes, telle que le réemploi systématique des matériaux ou l'approvisionnement en circuits courts. Cela participe à orienter ma démarche vers la frugalité et la simplicité et somme toute, vers l'essentiel. 

Samuel Ginsbourger, Architecte